
Nous venons de commémorer yom Hashoah, pas avec faste comme le méritent nos 6 millions de morts, mais de façon plus intime, suivant en cela les consignes de sécurité. Il y a 78 ans, des vieillards, femmes, hommes, enfants furent gazés et incinérés dans les fours crématoires, comme des moutons qu’on mène à l’abattoir. A part une poignée de jeunes qui défièrent la puissance armée de destruction nazie et qu’on appela l’insurrection du ghetto de Varsovie. Mordehaï Anielewicz s’adressant à ses compagnons leur dit « il n’y a point de salut, nous ne nous battons pas pour notre survie mais pour mourir debout ». 78 ans après le peuple juif a un pays, reconnu par les nations et une armée redoutable et redoutée, parmi les meilleures du monde. Pourtant la résurrection de l’État d’Israël n’était pas acquise, le lendemain de la déclaration de l’indépendance, les armées arabes attaquèrent le jeune État à peine proclamé, La Jordanie et sa réputée légion entraînée par les britanniques, l’Égypte et sa puissante armée, la Syrie avec ses 2000 chars. Israël n’avait pas d’armée ni d’armes en quantités suffisantes pour s’opposer à la puissance ennemie. Israël ne disposait que de 2 tanks, 2 véhicules blindés avec canon, 120 véhicules blindés sans canon, 5 pièces d’artillerie et un avion de combat. C’est pourquoi, lorsqu’on demanda à Ben Gourion, le soir de l’indépendance, alors que tout le Ychouv chantait et dansait, pourquoi il n’était pas joyeux ? Il répondit « parce que je pense à demain ». Effectivement le lendemain le réveil fut brutal, 7 armées arabes attaquèrent l’Israël sur tous les fronts, et personne n’aurait misé un shekel sur les chances de victoire. Ben Gourion eu cette phrase, qui accompagne notre pays et notre armée encore aujourd’hui, « celui qui ne croit pas au miracle n’a rien à faire ici ». Aujourd’hui la force de frappe d’Israël est impressionnante 1370 tanks, 750 véhicules blindés avec canon, 7000 véhicules blindés sans canon, 1000 pièces d’artillerie, 350 avions de chasse et les meilleurs pilotes du monde, 1000 drones de combat. Je voudrais revenir sur le drone qui est une invention israélienne. Il fût utilisé pour la première fois lors de la guerre du Liban, le monde entier découvrait cet étrange appareil volant made in Israël, sa maniabilité et sa flexibilité en font une partie déterminante de l’arsenal de combat. Pendant la guerre de Kippour, l’armée de l’air a perdu beaucoup d’avions et de pilotes car les batteries ennemies de défense aérienne étaient mobiles, le temps que les instructions parviennent au pilote Il était déjà trop tard. L’échelon militaire et politique confièrent à IAI (Israël Airlines Industries), la conception d’un engin téléguidé depuis le sol, capable de récolter des images et de les transmettre en temps réel à un écran de contrôle. Le drone de surveillance de fabrication israélienne venez de naître. Au fil des années Tsahal décida d’en faire un drone de combat, capable de frapper n’importe quelle cible qu’elle soit fixe ou mobile. Les succès militaires ne se firent pas d’attendre et tous les pays voulurent acquérir ce nouveau phénomène israélien. Ne pouvant honorer le nombre important de commandes Israël décida de céder la licence de fabrication à un grand nombre de pays amis.
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